• Alimentation
    Fournir à une arme les munitions qu'elle doit tirer et assurer l'évacuation des déchets de tir.
    Cela comprend dans l'ordre : l'emmagasinage ou le garnissage, l'approvisionnement, le transport, la distribution, l'introduction, l'extraction, l'éjection.
  • Approvisionner
    Action de mettre en place le magasin, le chargeur, ou de remplir un chargeur.
  • Armer (cock)
    Ramener le chien en arrière, en agissant directement sur lui ou sur la culasse qui l’abrite.
  • Armée (armed)
    Position d'une arme prête à tirer : Chien, marteau ou percuteur accroché sur la gâchette, ressort de percussion comprimé.
  • Bronzage (burnishing)
    Altération superficielle de la couche extérieure d'une arme par procédé chimique (action de sels oxydants par passage dans plusieurs bains) qui donne au final une teinte variée (de brun à noir) résistant à l'oxydation.
  • Cémentage (Hardening)
    Traitement de surface destiné à durcir superficiellement le métal de certains outillages ou pièces d’armes.
  • Chambrer / charger / introduire (Load)
    Action de mettre une cartouche dans la chambre.
  • Chronographe (Chronograph)
    Appareil électronique mesurant la vitesse des projectiles.
    C'est le seul appareil qui permet de vérifier si un lot de cartouche est bon ou mauvais en comparant la vitesse de tous des projectiles. Au de-la d'un écart de quels que m par secondes, la munition n'est pas parfaite.
    C'est un appareil onéreux mais indispensable pour les rechargeurs pointilleux.
  • Chute (Drop)
    La gravité terrestre et la résistance de l'air provoque la chute d'un projectile, cette chute peut être calculée ou mesurée en fonction de la ligne de départ et permet la correction entre la ligne de visée et la ligne de départ.
  • Combustion (Combustion)
    Réaction chimique qui a lieu lors de la combinaison entre l'oxygène et une matière combustible. Cette réaction produit un dégagement de chaleur.
  • Corrosion (Corrosion)
    Par manque de soin, c’est la destruction programmée par oxydation (rouille) de l'intérieur des canons et des rayures, provoquée par les résidus de combustion des amorces et des poudres.
  • Couchage (Bedding)
    Façon dont un canon et son mécanisme sont ajustés sur la crosse, au moyen d'une résine polyester spéciale par exemple.
  • Culasse calée
    Une culasse est dite calée lorsqu'un dispositif quelconque la bloque en position de tir jusqu'à ce que les pressions soient retombées à un niveau suffisant pour permettre son ouverture.
  • Culasse mobile (Slide)
    Pièce qui comporte le percuteur et l'extracteur. Son mouvement arrière permet une désolidarisation du canon pour éjecter l’étui de la cartouche tirée et réarmer le chien. Dans son mouvement avant, elle prélève une nouvelle cartouche dans le chargeur et l'introduit dans la chambre.
  • Culasse non calée
    Une culasse est dite non calée lors qu’aucun dispositif ne la retient plaquée contre la tranche arrière du canon hormis l'inertie de sa masse. Lors du départ du coup le recul de la culasse est immédiat ou presque ex: (22LR 7.65 32 S&W).
  • DAO (double action only)
    Arme dont la détente ne fonctionne qu’en double action.
    Procédé malheureusement souvent utilisé pour les pistolets modernes.
  • Décharger (unload)
    Retirer toutes les munitions d’une arme :
    Retirer le chargeur et éjecter la cartouche chambrée sur un pistolet.
    Vider le barillet sur un revolver.
  • Déclenchement sécurisé (Safe action)
    Mis au point par Glock : système de détente à mi-chemin entre la simple et double action. Ce système de sécurité se fait sur la queue de détente et sur le marteau de percussion interne. L’arme tire toujours en double action avec une force appliquée sur la détente se rapprochant de la simple action (2,2 kilos environ).
  • Déflagration
    Combustion très vive qui se propage dans une substance explosive principalement par conductibilité thermique.
  • Démilitarisation
    Ne pas confondre avec neutralisation : qui elle rend l’arme inapte au tir.
    C’est une opération qui consiste à supprimer les caractéristiques militaires de l'arme.
    Par ex. sur une mitrailleuse, classée en catégorie A (donc interdite au public, et aux tireurs).
    Seul un armurier est habilité à le faire. Il lui faudra réduire l’amplitude de réglage de la hausse, modifier le système de répétition pour qu'il devienne semi-automatique ou manuel, et non plus automatique. Elle passera donc en catégorie B et restera dans son calibre d'origine, parfaitement apte au tir.
  • Démontage de campagne (Field strip)
    C'est le démontage minimum pour faire l'entretien courant.
  • Désarmer (decock)
    Sur une arme déchargée : consiste à ramener le chien en position de repos sans provoquer la percussion (Appui sur la détente en freinant le chien avec le pouce). On fait cette manœuvre pour ranger un pistolet dans sa boite, afin de ne pas abîmer le percuteur. Seules les forces de l’ordre peuvent le faire avec une arme approvisionnée.
  • Détonation
    Explosion extrêmement brutale, quasi instantanée, dont la vitesse se mesure en kilomètres par seconde.
    En général, les poudres déflagrent et les explosifs détonent.
  • Double action
    Aussi bien sur un revolver qu’un pistolet, une pression sur la queue de détente arme le chien (ou le marteau) puis le libère. Utilisé de la sorte, la pression à exercer est beaucoup plus forte qu’en simple action (environ 4 kg) car il faut comprimer le ressort du chien. Il est donc pratiquement impossible de faire un bon tir de précision à 25m. Les pistolets semi-automatique sont donc bien plus performants que les révolvers pour faire du tir à cadence rapide, puisse que c’est le mouvement arrière de la culasse qui réarme le marteau.
  • Double détente (Schneller)
    Dispositif rendant la détente extrêmement sensible. Il existe 2 types de Stecher.
    Le premier se présente comme les 2 détentes d'un fusil à 2 coups. En appuyant sur la 2ème détente, on arme la détente douce, ce qui se manifeste par un déclic. Le coup part en frôlant la 1ère détente.
    Pour le 2ème, la détente douce s'obtient en poussant d'arrière en avant la détente.
    Voir également Stecher.
  • Double effet
    Principe de fonctionnement de certaines armes de poing utilisant aussi bien la simple action que la double action.
  • Écart focal (Eye Relief)
    Distance séparant l'œil de l'oculaire d'une lunette pour obtenir une vision parfaite.
  • Écrouissage (Work harden)
    L'estampage du laiton provoque son durcissement, ce qui le rend friable et cassant, nécessitant un recuit surtout pour le collet des étuis. Le même phénomène se produit après un certain nombre de recalibrages. (Voir Recuit de détente).
  • Éjection ou extraction
    Action d'expulser l'étui tiré hors de l'arme.
  • Embardée (Yaw)
    Situation ou l'axe d'un projectile en vol n'est pas en alignement parfait avec la ligne de tir, et donc la pointe de ce projectile décrit un cercle autour de cet axe, une des causes pouvant affecter la précision, aussi nommée "précession", un autre phénomène : la "nutation" est caractérisée par des boucles décrites par la pointe du projectile pendant le cercle de précession.
  • Emmagasinage
    Voir "Garnissage"
  • Emplombage
    C'est le plomb accumulé dans les rayures du canon. Le plomb est un matériau très malléable, et le mouvement de rotation brutal qu'il prend en suivant les rayures lui fait perdre des particules. Les projectiles à corps dur (chemisée) ne laissent pas de résidu, mais le canon s'use plus rapidement. Certains utilisent du mercure pour dissoudre le plomb. C'est une pratique à déconseiller vu la toxicité de ce produit. Un bon écouvillon métallique et un peu d'huile de coude sont vivement souhaitables.
  • Empreint de gaz
    Principe de fonctionnement qui consiste à utiliser une partie de l'énergie de la déflagration pour verrouiller la culasse un court instant (Voir évent).
  • Empreinte (Engraving)
    Traces laissées sur un projectile par les rayures du canon.
  • Empreinte de chambre (Chamber cast)
    Moulage de la chambre généralement en soufre ou métal à basse température de fusion afin de permettre le relevé des dimensions internes.
  • Énergie (Energy)
    Capacité de transfert de force, exprimée en joules en Europe et en foot/pounds en us et GB ; en balistique, deux notions à distinguer : énergie de départ et énergie restante, cette dernière étant la plus importante en chasse notamment mais rarement prise en considération.
  • Énergie à la bouche (Muzzle energy)
    Rapport de la vitesse mesurée du projectile à cet endroit et le poids de celui-ci.
  • Énergie restante (Remaining energy)
    L'énergie d'un projectile en joules à une distance déterminée.
  • Épreuve (Proof)
    Test de résistance des armes mais aussi des cartouches pour vérifier leur aptitude à résister aux contraintes imposées par l'usage des armes à feu en toute sécurité. En Europe, les bancs d'épreuves nationaux sont réunis au sein de la CIP : Commission internationale permanente pour l'épreuve des armes à feu portatives.
  • Érosion (Erosion)
    Frottement à grande vitesse du projectile ainsi que la haute température des gaz brûlés provoquent l'érosion du canon et du cône de la prise de rayures.
  • Estampage (Swaging)
    Formage sous pression.
  • Évent ou trou d’évent
    Trou pratiqué dans un canon juste après la chambre permettant de dériver une partie des gaz de combustion afin d'assurer le verrouillage de la culasse.
  • Évolution de la mise à feu
    • La poudre noire (1000) : Mélange de salpêtre, de soufre et de charbon de bois qui fut, dit-on, inventée vers le Xe siècle par les Chinois qui l'utilisèrent à l'origine pour en faire des feux d'artifice.
    • La bombarde (1400) Servait à projeter des pierres sur-le-champ de bataille.
    • Platine à mèche (1400) : La platine à mèche est le premier type de mécanisme utilisé dans les armes à feu. À la platine est fixée une pièce en "S" appelée serpentin sur laquelle on fixe la mèche allumée.Un mécanisme permet au tireur de faire pivoter le serpentin de manière à mettre le feu au pulvérin qui se trouve dans le bassinet. La lumière (canal entre le bassinet et la base canon) permet la transmission de la flamme à la poudre de propulsion.
    • Platine à rouet (1600) : Le rouet est la pièce d'acier dentée et trempée en forme de roue, qui fait office de frottoir dans platine de mise à feu du même nom. Mis en rotation par un ressort et sa chaînette, le chien, portant dans sa mâchoire une pyrite de fer (pierre à briquet), est appuyée fortement sur le "rouet" par un puissant ressort. Ce frottement de la pyrite provoque une étincelle et la mise à feu de la poudre d'amorçage.
    • Platine à silex (1650) : Au moment du tir, le chien, muni de son silex, frappe la batterie en produisant une gerbe d'étincelles. Sous le choc, la batterie s'ouvre et le pulvérin s'embrase, communiquant le feu à la chambre de combustion.
    • Platine à percussion (1800) : L'amorçage de la poudre se fait par le choc du chien en forme de marteau, sur une petite capsule de laiton (contenant du fulminate), glissée sur une cheminée aboutissant à la chambre de combustion.
    • Cartouche métallique (1855) : C'est sa mise au point qui a permis une amélioration continuelle des armes à feu.
  • Épaulé
    Action qui consiste pour un carabinier à placer la plaque de couche de son arme contre son épaule.
  • Extrusion (Extrusion)
    Opération consistant à forcer une matière à se déformer en passant au travers d'un passage fortement rétreint afin d’adopter son profil de cette filière.
  • Fermeture
    Action de mettre en contact la culasse avec la face arrière du canon.
  • Feuillure (Headspace)
    C’est la distance qu’il y a entre la surface d'appui (C) (Voir schémas dans "Composition d'une cartouche") et le fond de la cuvette de tir (partie de la culasse de l'arme qui vient en contact avec le culot de l'étui).
    Pour une arme neuve, la feuillure (A) est forcément respectée, par contre sur une arme d’occasion ou transformée, il peut y avoir des problèmes, même si vous employez des cartouches manufacturées.
    Si malgré l’utilisation d’étuis à la bonne longueur, vous constatez une déformation de l’étui, comme un gonflement au niveau du culot : Ne tirez plus avec cette arme avant d’avoir vu votre armurier. Il possède des jauges de vérification et pourra faire un diagnostic et pourra (peut-être) régler votre arme en chambrant le canon à la bonne cote.
    Un excès de feuillure peut être également produit par un étui trop long. Lorsque l'on recharge une cartouche un grand nombre de fois, il va forcément se produire sous l’effet combiné de l’élargissement puis de la remise au diamètre nominal un allongement de l’étui. Tant que cet allongement n’a pas complètement annulé le jeu entre la cuvette de tir et la base du culot (B) : pas de problème. Mais dès que l’allongement provoque un léger recul de la culasse : il y à excès de feuillure avec de possibles conséquences très graves.
    Le seul moyen d’y remédier ; c’est tous les 10 rechargements, de vérifier la longueur de vos étuis pour éventuellement les réduire à l’aide d’un tour à étui.
  • Flèche
    Hauteur maximum atteinte par le projectile sur sa trajectoire.
  • Garnissage
    Action consistant à remplir le chargeur ou le magasin d'une arme à feu.
  • Gaz (Gas)
    En balistique, la phase gazeuse de la combustion de la poudre.
  • Genouillère (Toggle link)
    Système de déverrouillage de la culasse très particulier utilisé (uniquement) pour le Luger P08.
    Après le court recul de l'ensemble canon culasse, les bouton circulaires de la genouillère sont contraints de monter sur les rampes à l'arrière de la carcasse, ce qui pour effet de plier la genouillère pour le déverrouillage.
  • Gerbe (shot)
    L'ensemble des plombs contenus dans une munition de chasse lors du tir.
  • Grippage (Galling)
    Deux surfaces métalliques en frottement forcé pendant un certain temps finissent par se détériorer mutuellement.
  • Ignition
    Mise à feu de la poudre.
  • Jauge Mini-Maxi (Go - No Go Gauge)
    Instrument de mesure standardisé permettant de contrôler la feuillure dans les armes, ou la longueur des cartouches.
  • Masse percutante
    Pièce ou ensemble de pièces dont l'énergie provoque l'écrasement d'une amorce.
  • Masselotte
    Petite masse métallique agissant par son inertie.
  • Mécanisme à charnière (Hinge mechanism)
    Le ou les canons pivotent sur un axe afin que l'on puisse y avoir accès.
    En général il suffit de l’ouvrir pour éjecter l’étui vide.
  • Mécanisme à verrou
    Nécessite qu'un verrou soit manipulé d'arrière en avant pour chambrer une cartouche,et éjecter l’étui vide.
  • Neutralisation
    Ne pas confondre avec la démilitarisation qui elle : permet à une arme de pouvoir tirer, mais avec certaines modifications.
    C'est une opération qui consiste à rendre une arme définitivement inapte au tir de toute munition.
    Cette modification classe cette arme en catégorie D (arme de collection) et devient en vente libre à toute personne de plus de 18 ans.
    La neutralisation actuelle est entrée vigueur en 1978, suite aux abus constatés avec l'ancienne norme.
    La neutralisation consiste :
    • Obturation de la chambre ou du canon à l'aide d'un bouchon fileté impossible à percer.
    • Altération de la cuvette de tir par un point de soudure ou par meulage.
    • Percuteur et éjecteur sectionnés.
      À cela vient s'ajouter en 1995 :
    • Section d'une lèvre du chargeur.
    • Perçage d'un trou sous le canon ou destruction d'une partie des rayures.
    • Adaptation au cas par cas suivant spécificités de l'arme.
  • Onde de Choc (Shock Wave)
    Perturbation atmosphérique engendrée par un projectile super sonique
  • Parallaxe (Parallax)
    Distance séparant l' axe du canon d' une arme à la ligne de visée.
  • Pas des rayures (twist)
    Distance que parcourt un projectile pour effectuer un tour complet sur son axe, lorsqu'il suit les rayures du canon.
  • Percussion
    Action de percuter (frapper) une amorce.
  • Percussion annulaire (rim fire)
    Étuis dont la solution d’amorçage est disposée dans le bourrelet (22 long rifle).
    Ils ne sont bien-sur pas rechargeables.
  • Percussion centrale (center fire)
    Étuis avec l’amorce au centre du culot. Seul les cartouches à percussion centrale avec une amorce Boxer sont rechargeables car il y a un trou de désamorçage. Ce qui n'est pas le cas pour les amorces Berdan.
  • Phosphatation
    C’est une réaction chimique opérée au moyen d'un agent phosphoré, donnant une teinte grise.
    La résistance à l'oxydation par rapport au bronzage est supérieure mais l'aspect esthétique est médiocre, surtout employé pour l’armée.
  • Pile (Stack)
    Façon dont les cartouches sont empilées dans un magasin ou un chargeur. On distingue deux types de pile :
    • Pile unique :
      Les cartouches sont placées les unes au-dessus des autres sur une colonne.
    • Piles imbriquées :
      Les cartouches sont placées en quinconce sur deux colonnes.
  • Poinçon d'épreuve
    Toutes les armes à feu portatives, dont font partie les armes de chasse, doivent passer par le banc d'épreuves et y subir les tests adéquats prévus par la loi.
    Quand les tests effectués sont conformes, le banc d'épreuves appose directement dans l’acier des canons les différents poinçons correspondant aux épreuves subies avec succès.
  • Portée (range)
    Distance que peut atteindre un projectile.
  • Prendre les rayures
    Action pour le projectile de forcer dans l'âme du canon au départ du coup afin de prendre la forme des rayures et de les suivre, ce qui provoque ainsi sa rotation et sa stabilisation sur la trajectoire.
  • Présentation
    Action consistant à amener la cartouche face à la chambre prête à y être introduite.
  • Précision (Accuracy)
    Capacité d'une arme ou munition à placer tous les coups tirés à l'endroit souhaité et le plus près possible les uns des autres.
  • Pression (pressure)
    Force dégagée par la combustion de la poudre dans une arme à feu, mesurée en bars.
  • Profondeur de chambre
    Dans les armes à culasse non calée c'est la distance qui sépare le fond de la cuvette de tir de la surface d'appui de l'étui dans la chambre. (Voir feuillure).
  • Rampe d'introduction
    Rampe pratiquée sur la boite de culasse ou le canon destinée à guider la pointe de la balle lors de l'introduction dans la chambre.
  • Raté de tir (Misfire)
    Une cartouche refusant de partir après avoir été normalement percutée.
  • Rayures du canon (Rifling)
    Usinage intérieur de l'âme du canon destiné à imprimer au projectile un mouvement de rotation pour stabiliser sa trajectoire.
    On détermine les rayures d'un canon par :
    • Leur nombre
    • Leur direction (sens de rotation lorsqu'on regarde par la chambre)
    • Leur pas (exprimé en millimètres)
      Exemple : 4 à gauche au pas de 240 mm
  • Rechargement par la bouche (muzzle loader)
    Caractéristique de la plupart des armes à poudre noire à un coup.
  • Recuit (Annealing)
    Opération qui consiste à chauffer le collet de l’étui pour lui rendre sa malléabilité originale. Porter la partie supérieure du collet au rouge sombre au moyen d'un petit chalumeau et ensuite tremper-le rapidement dans l'eau froide.
  • Recul (jump/recoil/kick)
    Mouvement sec de l'arme vers l'arrière lors du départ du coup, dixit Newton : pour toute action, il y a une réaction équivalente dans le sens opposé.
  • Règles de conduite
    Durant la compétition, grand bruit et conversations à voix haute ne sont pas autorisés au voisinage du pas de tir. Les officiels du stand, les membres du Jury, les responsables d’équipe et les tireurs doivent limiter leurs conversations aux questions relatives à la compétition lorsqu’ils se trouvent près des compétiteurs.
    A mon sens, bien qu’elle ne soit bien sûr pas obligatoire à l’entrainement ou en tir de loisir, cette règle devrait également être appliquée. On voit trop souvent des tireurs discuter sans se préoccuper de ceux qui sont en train de tirer. Même lorsqu’on tir pour le loisir, un minimum de concentration est nécessaire pour faire une séquence correcte.
  • Ressort de rebondissement
    Ressort qui a pour but de ramener une pièce dans sa position initiale.
  • Rétreint (Choke)
    Rétrécissement à la bouche du canon (lisse) d’une arme destiné à concentrer la gerbe de plombs et augmenter la portée.
  • Résistance d'extraction (Bullet pull)
    Force qui doit être appliquée pour extraire la balle d'une cartouche chargée. Cette résistance est mesurée par les fabricants pour mesurer l'uniformité du sertissage.
  • Résistance de l'air (Air resistance)
    Effet ralentissant de l'air ambiant sur un projectile durant son vol.
  • Rochet (Ratchet)
    Dispositif anti-retour limitant un mécanisme rotatif à tourner dans un seul sens (Barillet du revolver).
  • Rupture (Rupture)
    Phénomène qui peut apparaître après un certain nombre de recalibrages, mais aussi par défaut de feuillure. Se caractérise dans un premier temps par une trace brillante circulaire à la base de l’étui à quelques millimètres de la rainure d'extraction. Ces traces doivent conduire à l'élimination des étuis car l'étape suivante sera la rupture d'étui à courte échéance.
  • Sécurité (safety)
    Dispositif enrayant le système de mise de feu pendant la course des parties mobiles. Leur action cesse dès qu'est assuré le verrouillage (ou la fermeture dans les armes à culasse non calée).
    Voir "Sûreté"
  • Sécurité de chargeur (magazine safety)
    Dispositif sur certains pistolets qui bloque le mécanisme et empêche de tirer si le chargeur est retiré.
  • Sécurité de percuteur (firing pin safety)
    Levier qui actionne une pièce venant bloquer le percuteur.
  • Sécurité de poignée (grip safety)
    Dispositif qui bloque le mécanisme de détente tant que la poignée n’est pas serrée.
  • Simple action (single action)
    Principe de fonctionnement de certaines armes de poing nécessitant deux temps :
    • Le premier pour armer le chien manuellement.
    • Le deuxième pour appuyer sur la détente et faire feu.
  • Simple effet
    Principe de fonctionnement de certaines armes utilisant la simple action seule ou la double action seule.
    De nombreuses armes utilisent la simple action seule (en particulier les pistolets automatiques d'ancienne génération, la plupart des armes automatiques ou semi-automatique et tous les fusils à répétition).
    Par contre celles utilisant la double action seule sont moins courantes. On trouve des revolvers qui fonctionnent à double action seule, réservés normalement au force de l'ordre. Ils sont appelés Hammerless (sans chien) car un carénage enveloppe le chien et empêche donc son armement manuellement, cela donne une arme compacte et sans aspérités, facile à dissimuler et à extraire d'une poche.
  • Sûretés 
    Dispositifs visant à s'opposer à une mise de feu accidentelle quand l'arme est chargée, en attente de tir.
    On distingue :
    • Les sûretés non automatiques :
      Elles enrayent l'arme au repos par un acte volontaire du tireur.
    • Sûretés de chargeur :
      Dans certaines armes de poing, pièce débrayant la détente de la gâchette tant qu'un chargeur n'a pas été introduit dans l'arme.
    • Les sûretés automatiques :
      Elles enrayent l'arme au repos sans qu'il y ait un acte volontaire du tireur. On trouve dans cette catégorie les poignées de sûretés et les sûretés de chargeur.
  • Système de percussion
    Mécanisme ayant pour but final de mettre à feu la charge principale et qui se compose d'un percuteur, d'une masse percutante et d'un ressort de percussion.
  • Tables balistiques du major Ingalls (Ingall's tables)
    Publiées en 1918. Elle permet de calculer les vitesse restantes après tir et les trajectoires des armes portatives.
  • Temps d'action (Lock time)
    Temps écoulé à partir du contact du percuteur avec l'amorce de la cartouche et la sortie du projectile à l'extrémité du canon. Voir aussi (Temps de verrouillage).Temps de vol (Time of flight)
    Temps écoulé d'un projectile pour couvrir une distance donnée.
  • Temps de réaction (Action time)
    Temps écoulé à partir du contact du percuteur avec l'amorce de la cartouche et la sortie du projectile à l'extrémité du canon.
  • Trajectoire (Bullet path)
    Courbe décrite par un projectile dans son déplacement dans l’espace.
  • Transducteur (Transducer)
    Capteur piézoélectrique à base quartz destiné aux mesures de pression dans la chambre d'un tube manométrique.
  • Verrouillage
    Le verrouillage consiste à rendre solidaire le canon et la culasse au départ du coup.
    Pour les armes à un coup cela ne pose pas de problème particulier, puisque l'opération est manuelle.
    Pour les pistolets semi-automatiques utilisant une munition à faible charge, la masse de la culasse est suffisante pour le verrouillage. Ces armes sont dites à " culasse non calée " (22 LR, 32 ACP etc.).
    Par contre pour les armes semi-automatiques utilisant une munition puissante (9 para, 45 ACP), il a fallu inventer des systèmes de "retard à l'ouverture". Ces armes sont dites à " culasse calée ".
    De nombreux systèmes excitent, mais le plus connu et sans doute le plus utilisé a été inventé par John Browning :
    • Au départ du coup, le canon et la glissière reculent ensemble sur une courte distance (3 ou 4mm).
    • L'arrière du canon est forcé à s'abaisser par la biellette qui pivote autour de l’axe de l’arrêtoir de culasse.
    • La culasse ainsi libérée, continue seule son mouvement vers l'arrière.
    • L'étui est éjecté.
    • Le chien est réarmé.
    • Le ressort récupérateur ramène la culasse dans sa position initiale en introduisant une nouvelle cartouche.
      À noter le système très ingénieux (dit à genouillère) du Luger P08, qui lui donne un look très particulier. Comme le modèle précédent il fonctionne avec un court recul du canon, mais la culasse est composée de deux pièces qui se plient lorsque l'articulation qui les relie monte sur une rampe.
  • Vivacité relative (Burning rate)
    Terme désignant la vitesse de combustion d'une poudre par rapport à d'autres.
  • Vol libre (Freebore)
    Dans un canon, la partie lisse entre les lèvres du collet et la prise de rayures. Soit la distance à parcourir par un projectile tiré avant sa rencontre avec le cône de raccordement aux rayures.