Conseils aux débutants

  •  Ne commencer cette activité que lorsque vous aurez assimilé la totalité de la technique.
    Si vous avez la moindre hésitation : renseignez-vous auprès de personnes  compétentes.
  • Il ne faut jamais avoir à improviser.
    L’idéal est de demander à un rechargeur expérimenté de vous faire une démonstration. Cela vous permettra de savoir si vous avez les compétences.
  • Ne prenez l’avis que de personnes en qui vous avez une totale confiance.
    Il y a parfois dans les stands des « Monsieur je sais tout » souvent apprentis sorciers qui vous proposent des recettes à faire se retourner dans sa tombe notre regretté René Malfatti.
     D’ailleurs puisse que je le cite, il faut absolument vous procurer son manuel, je crois que le dernier est le N°6. J’ai pour ma part le N°3 qui m’a permis de mettre sans problèmes le pied à l’étrier.
    Il a établi une liste de conseils élémentaires que je reprends à mon compte :
    • Le rechargement requiert une grande prudence en tout temps.
    • Ne soyez jamais distrait lorsque vous rechargez (éviter de parler et même d’écouter de la musique).
    • Ne rechargez jamais en hâte, un moment d’inattention peut avoir de graves conséquences.
      Il faut donc éviter de rechargez la veille d' une compétition.
    • Employez un équipement et des éléments recommandés et éprouvés.
    • Conservez la poudre dans le noir dans un endroit sec frais.
    • N’utilisez jamais une poudre non identifiée.
    • Gardez la poudre loin d’une source de chaleur et hors de portée des enfants.
    • Ne mélangez pas de poudres différentes.
    • Ne mettez pas plus de poudre dans un récipient ouvert que ce dont vous avez besoin.
    • Soyez très prudent avec les charges maximum.
      (et même si vous pouviez vous abstenir !!!)
    • Lorsque vous essayez une nouvelle recette de chargement, partez toujours en réduisant la charge recommandée de 10 %.
      Faites des essais par 5 cartouches, cela vous évitera l’emploi du marteau à inertie si la recette n'est pas concluante.
    • Examinez soigneusement chaque étuis avant de recharger.
      N’hésitez pas à mettre à la poubelle, en cas de fissures, déformation, collet abîmé.
    • Essayez de mettre au point une technique gestuelle et une routine personnelle qui vous mettrons à l’abri de fausses manœuvres.
      Eviter d’inventer ou d’essayer des rechargements exotiques, laissez cela aux professionnels.

Utilisation et gestion des étuis

  • Pour chaque calibre, procurerez-vous si possible une seule marque d’étuis de grande marque.
    Celles les moins rependues sont certes moins chères, mais vous ne les rechargerez que cinq ou six fois.
    Pour le 32 S&W, j’ai des étuis Lapua qui ont été chargés plus de 30 fois et je ne décèle pas de faiblesses.
  • Ce qui va suivre s’adresse en surtout aux pistoliers qui après le tir vont à la pèche aux étuis et risquent de les mélanger avec leurs collègues.
    (Faites comme moi : installez un filet de pêche sur trépieds et moquez-vous des quolibets).
    Si vous avez perdu des étuis, faites en votre deuil, je sais qu’il est ennuyeux d’avoir une boite incomplète, et vous allez être tenté de la compléter avec des étuis étrangers qui forcément n’auront pas les mêmes caractéristiques que les vôtres. Non seulement il ne faut pas mélanger les marques dans une boite, mais il faut aussi que les étuis ai été rechargé le même nombre de fois.
    Vous mettrez ainsi toutes les chances de votre côté pour avoir un lot de cartouches excellent, vos étuis ayant les mêmes caractéristiques physiques et géométriques.
  • Je profite de ce chapitre pour attirer votre attention si vous récupéré des étuis que d'autres n'ont pas jugé bon de ramasser.
    Les forces de l'ordre s’entraînent parfois avec des cartouches Géco SX dont les étuis ont un diamètre de puits d'amorçage plus petit que celui des autres marques. Rien de tel pour casser votre aiguille de désamorçage.
    Il vous faut donc modifier ce puits en perçant depuis intérieur avec un foret de 1.8 ou 2 mm, en vous arrêtant dès que le foret touche l'amorce.
    Eviter de récupérer les étuis dont vous ignoré la provenance, ils ont peut-être tiré un trop grand nombre de fois
  • Si comme moi, vous rechargé plusieurs calibres (7.65, 9 para, 32 S&W, 38, 44, 45) vous devez avoir des milliers d’étuis qu’il va bien falloir gérer. Je vous conseille vivement  de faire une petite base de données sur ordinateur pour vos boites de cartouches.
    Vous pouvez utiliser un tableur comme Excel et utiliser une feuille par calibre.

Par ex. pour les colonnes pour du 9 para :

    • N° boite : 9-01 (calibre et N°)
    • Etuis
      Nbr : 48
      Nbr chargés : 25
      Nbr recharges : 2 (fois)
      Sertissage : Conique (Sans ou Rond)
      Castrimé : 19.1 mm (ou Non)
    • Amorces : CCI
    • Poudre
      Poids : 4.6 grains
      Marque : N340
      Pesée : Non
    • Ogives
      Forme : Ogivale
      Type : Blindée
      Marque : H&N
      Poids : 115 grains
    • Destination : Compétition (Entrainement, Loisir, Essai)
    • Date : 2014-07 (Utilisez ce format pour faciliter le tri croissant ou décroissant)
    • Observations : OK pour P210
  • Avantages de ce tableau
     
     
    A condition bien sur de le mettre à jour aussi bien après chaque tir qu’après chaque rechargement 
    • Si vous choisissez aussi bien pour tirer que pour recharger les étuis ayant été tirés le moins de fois, vous finirez par n’avoir que des étuis, ayant tirés le même nombre de fois. Cela vous permettra de faire des lots plus importants, avec ainsi la possibilité de remplir les boites incomplètes.
    • Avec des formules très simples sur les bases de données, vous pouvez avoir un inventaire constant de toutes vos munitions.
    • Vous pouvez mettre un nombre de renseignements plus important que sur la boite de munition.
    • Vous pourrez enregistrer des observations sur vos rechargements.
    • Retrouver instantanément les cartouches qui sont destinées à la compétition, à l’entrainement, ou même de finir les boites  entamées.